Calins vaudous

Alain Duchêne / Gérard Rocher


Quand le soir vient et que le ciel s’embrase
Quand les bouches se taisent, qu’il n’y a plus de phrases
Quand ta peau de satin se colle contre ma peau
Et que je sens tes mains courir comme de l’eau
Sur mon corps en éveil qui se donne à ton corps
Et devient la poupée qui recevra tes sorts
Quand tes doigts s’accélèrent et qu’enfin ils me clouent
Je veux me crucifier à tes câlins vaudous

Le vaudou
C’est dans l’air tout autour de nous
Et vaudou
C’est t’aimer à t’en rendre fou

Quand la nuit tombe et prolonge les heures
Quand la savane s’éveille tout autant qu’elle se meurt
Je veux dire en cela qu’il n’y a pas de silence
Parce qu’en terre africaine la vie est une danse
Quand dans l’obscurité où il ne fait pas noir
Je te vois faire des signes qui ne sont pas bavards
Et pourtant que je sais si bien parler de nous
Je veux me sacrifier à tes câlins vaudous

Le vaudou
C’est dans l’air tout autour de nous
Et vaudou
C’est t’aimer à t’en rendre fou

Quand ton corps sur mon corps danse un rythme tribal
Quand ton sang bouillonnant en vient à me faire mal
Jusqu’à me faire crier à perdre la raison
Á sortir de mon corps, à rugir comme un lion
Quand tu sens que mon âme est sortie de ma tête
Que tu n’as plus besoin de la moindre amulette
Lorsque tu portes enfin mon esprit à ton cou
Je me sens purifié à tes câlins vaudous

Le vaudou
C’est dans l’air tout autour de nous
Et vaudou
C’est t’aimer à t’en rendre fou
Le vaudou
C’est dans l’air tout autour de nous
Et vaudou
C’est t’aimer à t’en rendre fou



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